|
| |
| |
 |
|
|
 |
SÉLECTION
| FÉVRIER 2008 :
INTÉGRALE À LA BOURSE RIDEAU
|
|
MARS 2008 : LES TROIS JOURS DE CASTELIERS |
|
MAI 2008 : FESTIVAL PETITS BONHEURS |
|
SAISON 2008-2009 : TOURNÉE DU CONSEIL DES ARTS
DE MONTRÉAL |
|
C’est
l’histoire de Charlie, 7 ans, un enfant curieux et inventif
qui voit une forêt partout. Dans sa chambre, il s’imagine
être Virgoum, l’elfe des bois, le gnome, le hobbit,
petit habitant d’une forêt de papier. Il invente
et réinvente son monde. Il croisera un vieil homme,
curieux lui aussi, qui a choisi d’habiter une vieille
maison isolée. Tout autour de sa maison, pendant un
an, il a planté des arbres. Plusieurs le croient fou
ou encore sorcier ou encore loup-garou. Une Forêt dans
la tête, c’est la rencontre de deux personnages
totalement différents et pourtant si semblables…
Nous
souhaitions que de cette rencontre émane quelque chose.
Un apaisement. Nous voulions que cette histoire donne envie
d’être libre et de penser par soi-même et
d’avoir le courage d’aller contre le vent.
L’auteure
Marie-Christine Lê-Huu (Jouliks) signe un premier texte
pour le jeune public d’une grande sensibilité
«
Produite par le Théâtre de l’Avant-Pays,
écrite par l’auteure et comédienne Marie-Christine
Lê-Huu, Une Forêt dans la tête raconte l’histoire
d’un garçon de 7 ans, Charlie, qui revendique
haut et fort le droit d’être lui-même, le
droit de ne pas faire ce que tout le monde fait… juste
parce que tout le monde le fait. Notre jeune héros,
qui porte un chapeau capable de faire dévier les moqueries
de ses camarades d’école, fera la rencontre d’un
homme (Simon) qui, lui, s’est fait dévorer par
la regard des autres toute sa vie. L’homme rongé
de remords, qui vit dans une vieille bicoque isolée
dans la forêt, s’ouvrira au petit Charlie et apprendra
de lui. Marie-Ève Milot, qui interprète le rôle
de Charlie, incarne parfaitement l’elfe des bois ou
le Virgoum imaginé par l’auteure. La mise en
scène de Michel Fréchette et Michel P. Ranger
est simple mais inventive. Charlie est interprété
tout à tour par la comédienne et la marionnette,
ce qui donne beaucoup de relief au personnage et laisse à
penser qu’on se laisse parfois, nous aussi, manipuler
par les autres. Les photos d’époque qui sortent
d’un tronc d’arbre, comme autant de fantômes
dans la vie tourmentée de Simon sont également
un moment fort d’Une Forêt dans la tête.
»
Critique
La Presse
Jean Siag
12 mai 2008
Une
Forêt dans la tête
Une
production du Théâtre de l'Avant-Pays
|
Texte
Marie-Christine Lê-Huu
Mise en scène
Michel Fréchette et Michel P. Ranger
Scénographie, marionnettes et costumes
Patrick Martel
Musique
Guillaume Sauriol-Lacoste
Éclairages
Maryline Gagnon
Marionnettistes-interprètes
Lili Gagnon
Marie-Ève Milot
Bryan Morneau
Sasha Samar
Direction technique et régie
Maryline Gagnon
Fabrication des marionnettes
Chef d’atelier
Patrick Martel
Personnel d’atelier
Isabelle Chrétien
Catherine Lemieux-Boyer
Marie-Michèle Mailloux
Patrick Martel
Marie-Pierre Simard
Construction du décor
Colin Chabot
Joël Chabot
Les photos utilisées dans le spectacle ont été
réalisées par Marc Leblanc avec la participation
de Virginie Ranger-Beauregard, Vlace Samar et Sasha Samar
Écrire
l’enfance me fascine depuis longtemps. J’y vois
la racine de nos grands bonheurs et de nos tragédies.
J’y vois des mots simples qui tentent de nommer l’infinie
complexité de ce qu’on est. J’y vois aussi
la troublante acuité de regards vierges sur un monde
dont la cohérence vacille. Peu de choses me touchent
autant qu’un désarroi d’enfant.
Je pense aux cours d’école, aux rires, aux jeux
de ballon prisonnier et aux batailles de boules de neige ;
mais aussi à ces zones plus sombres où certains
apprennent la cruauté des autres, la méchanceté
gratuite. Les plus forts s’en sortent. Les plus fragiles
courbent souvent l’échine. Et dans ce repli stratégique
où ils trouvent refuge, ils oublient la fierté
d’être unique pour la rassurante perspective de
se fondre dans la masse.
J’avais envie d’une histoire qui puisse d’une
certaine façon célébrer ça : la
fierté d’être soi. Dessiner un petit héros
qui assumerait d’être lui-même; un héros
fier, vivant, libre et ouvert. Un enfant éveillé,
curieux, capable d’entraîner les autres dans ses
projets, de les étonner. Un enfant qui se forgerait
sa propre compréhension du monde, sans se laisser happer
par les idées reçues, sans se conformer à
des règles dont on ne sait plus trop qui les a instaurées
ni pourquoi… Je voulais que ce héros rencontre
son contraire; que de cette rencontre émane quelque
chose : un apaisement.
J’écris je, mais l’histoire se raconte
au nous, comme toute aventure théâtrale. Et ce
que vous verrez ici est notre envie à tous, chacun
des créateurs, de raconter ensemble cette histoire-là.
Et que quelque part, modestement, elle allume des lumières,
attise l’envie d’être libre et le courage
d’aller contre le vent.
MARIE-CHRISTINE
LÊ-HUU
Comédienne de formation, Marie-Christine Lê-Huu
partage son temps entre l’écriture et le jeu.
Elle a écrit une dizaine de textes pour le théâtre
dont Faust, pantin du diable et Les Disparus, chronique de
la cruauté qui lui ont tous deux valu des nominations
pour le Masque du texte original. Sa pièce Jouliks,
produite au Québec par le Théâtre d’Aujourd’hui,
a aussi fait l’objet de productions en France et en
Belgique. Pour ce dernier texte, elle s’est mérité
le prix Sony Labou Tansi des Lycéens ainsi que des
nominations au Gala des Masques (texte original) et aux Prix
du Gouverneur Général.
Comme comédienne, elle a participé essentiellement
à des créations dont La Crise, d’Hélène
Ducharme, (Théâtre Motus); 2025, L’Année
du serpent de Philippe Ducros (Théâtre du Grand
Jour) et Jouliks (version québécoise). À
la télévision, elle était de la distribution
de l’émission 4 et demi… et elle joue présentement
dans la série pour enfants Toc Toc Toc. Son incarnation
du personnage de Tibor, de l’émission jeunesse
Cornemuse, lui a valu une nomination au gala des prix Gémeaux
2002. Une forêt dans la tête est sa première
pièce de théâtre pour le jeune public.
|
 |
| |
| Mot
des metteurs en scène |
Une
architecture de l’imaginaire
Cette
31e production du Théâtre de l’Avant-Pays
s’inscrit dans la continuité de l’utilisation
d’un processus de création visant à développer
une écriture spécifique pour la marionnette
et à renouveler tant les choix esthétiques que
les codes de manipulation et d’interprétation
pour un théâtre de marionnettes jeunes publics
actuel.
Dès le début du processus de création,
l’auteure Marie-Christine Lê-Huu, le scénographe
Patrick Martel, ainsi que les deux metteurs en scène
Michel Fréchette et Michel P. Ranger ont collaboré
par leurs interventions à établir les assises
du texte, de l’univers scénographique et de la
mise en scène. C’est donc de façon quasi
organique que s’est bâti ce spectacle intimiste
pour un public de 4-8 ans.
Les deux personnages principaux, Charlie et Vieux Simon sont
interprétés par des acteurs. Ils sont ancrés
dans la réalité par leur statut d’humain.
Dès qu’ils franchissent l’espace-imaginaire
ou l’espace-passé, ils sont appelés à
manipuler objets et marionnettes.
C’est dans un dispositif scénique épuré,
favorisant l’évocation des divers lieux et actions
que nous utilisons le théâtre de maquettes comme
architecture de l’imaginaire. Le spectacle oscille entre
la quotidienneté de l’enfance et le monde imaginaire
de Charlie. Les éléments maquettes et les marionnettes
que nous avons créés font référence
aux bricolages et aux jouets que les enfants utilisent avec
tellement de plaisir pour exprimer soit des histoires farfelues,
soit des situations ludiques.
L’enfant-spectateur se retrouvera donc facilement dans
la proposition théâtrale que nous lui offrons
parce que justement, nous nous sommes inspirés de ses
propres jeux pour illustrer cette histoire. Les deux marionnettistes
qui complètent la distribution sont quant à
eux au service de l’imaginaire de Charlie pour faire
apparaître ou disparaître les objets et personnages
dont il aura besoin.
Ce spectacle propose une rencontre entre l’univers d’un
enfant et celui d’une personne âgée. Le
théâtre de maquettes est utilisé par Charlie
tandis que le monde des souvenirs de Vieux Simon est illustré
par un théâtre photographique. Des marionnettes-photos
prendront vie sous les yeux des jeunes spectateurs pour relater
un passé, que le Vieux Simon voudrait oublier. L’intervention
de notre jeune héros et sa vision de la vie lui permettront
de changer ce passé malheureux.
Le théâtre de maquettes et le théâtre-photographique
seront unifiés tout comme les univers de Charlie et
de Vieux Simon seront intégrés l’un à
l’autre.
Michel Fréchette
Michel P. Ranger
Metteurs en scène
..........................................................
MICHEL
FRÉCHETTE
Diplômé
en théâtre du Module d'Art dramatique de l'Université
du Québec à Montréal (UQÀM), Michel
Fréchette dès 1973 est recruté par le
Théâtre International de Montréal (La
Poudrière) pour y présenter ses premiers spectacles
de marionnettes. Il sera responsable de la section marionnettes
jusqu'en 1978. Il y fera la mise en scène de six productions
différentes jouées en alternance en français
et en anglais. Parallèlement à ces activités,
il structure et enseigne les différents cours de marionnettes
à l'UQÀM. Il y signera quatre mises en scène
avec les étudiants du programme. Cofondateur du Théâtre
de l'Avant-Pays, il y exerce depuis 1976 les fonctions de
directeur artistique et metteur en scène. Il participe
à plusieurs émissions de télévision
dont la célèbre série " Nic et Pic
". En 1982, il devient professeur régulier au
département théâtre de l'UQÀM.
Il y occupera à plusieurs reprises les fonctions de
directeur du programme de premier cycle et le poste de directeur
du département. En 1988, il termine une maîtrise
à La Sorbonne à Paris ayant pour sujet : la
mise en scène dans le théâtre de marionnettes.
Il a collaboré à la création de plusieurs
organismes de théâtre et a siégé
sur plusieurs conseils d'administration. Il siège actuellement
au sein du conseil d’administration de la Maison Théâtre.
MICHEL P. RANGER
Diplômé
du Module d'art dramatique de l'UQÀM en enseignement
du théâtre, Michel P. Ranger est un des membres
fondateurs du Théâtre de l'Avant-Pays. Depuis
1976, il cumule les fonctions de directeur administratif,
marionnettiste et metteur en scène au sein de cette
compagnie. Parallèlement, il participe depuis 1982,
à une vingtaine de séries télévisées
comme marionnettiste, manipulateur et/ou consultant dont Pacha
et les chats, La Maison de Ouimsie et Bonjour Madame Croque
Cerises. Il a siégé sur plusieurs conseils d'administration,
notamment ceux de l'Association québécoise des
marionnettistes, de Théâtres Unis Enfance Jeunesse
et du Festival international de la marionnette à Montréal.
Le
personnage de Charlie est un enfant qui se laisse aller à
sa vision du monde. Pour créer l’environnement
visuel d’Une Forêt dans la tête, j’ai
tenté de me mettre dans la peau de ce petit garçon,
afin de matérialiser cette vision. J’y ai vu
une forêt mystérieuse, monochrome, comme une
photo en noir et blanc. Dans la forêt, lieu mythique,
décor de tant de contes de fées, tout est possible
: l’imaginaire, la peur, la rencontre...
La forêt de Charlie est peuplée de son petit
univers. Son père, sa mère, son professeur et
ses camarades de classe s’y verront transformés,
par son regard imaginatif, en jouets colorés qui lui
permettront de raconter son histoire. J’ai voulu dessiner
des caricatures archétypales, des personnages amusants
et rutilants, semblant sortir d’un coffre à jouets.
Dans la forêt, se trouve aussi un vieil homme, Simon.
Sa forêt est plus sombre. Les arbres qui l’entourent
lui servent de rempart pour se protéger d’un
passé qui le hante. Heureusement, Charlie et le vieil
homme finiront par se rencontrer. De cette rencontre m’est
venu l’idée de ce pont courbé qui relie
les deux protagonistes. L’imaginaire et la réalité
peuvent parfois se rejoindre, et c’est souvent là,
je crois, que l’on peut raconter les meilleures histoires.
Ce spectacle, pour moi, a aussi été le théâtre
de belles rencontres artistiques avec des créateurs
sensibles et engagés. J’ai été
heureux de joindre à leur vision la mienne : la forêt
que j’ai, moi aussi, dans la tête…
PATRICK
MARTEL
Scénographe
et marionnettiste, Patrick Martel termine ses études
en théâtre à l’Université
du Québec à Montréal en 1993. Quelques
années plus tard, il complète sa formation auprès
d’un maître du Bunraku, à l’École
supérieure des arts de la marionnette à Charleville
Mézières, en France. Depuis sa sortie de l’UQÀM,
il conçoit décors, costumes et marionnettes
pour diverses compagnies théâtrales, dont le
Théâtre Incliné, le Moulin à Musique
et le Center for Puppetry Arts à Atlanta. Il fait aussi
partie de la distribution de spectacles du Théâtre
Sans Fil en tant que marionnettiste, lors de tournées
internationales. Au Théâtre de l’Avant-Pays,
où il oeuvre depuis 15 ans, il participe à une
dizaine de productions, en tant que concepteur, directeur
d’atelier ou marionnettiste. Ses plus récentes
collaborations au sein de cette compagnie comptent parmi elles
Une Forêt dans la tête, L’Armoire et À
nous deux!, pour laquelle il reçoit une mention spéciale
décernée par la Société Arlyn
Award lors de son concours international reconnaissant l’excellence
en conception de marionnettes. À la télévision,
on peut voir ses marionnettes dans diverses publicités
et émissions, dont la série jeunesse Iglou-glou.
Depuis 2000, il enseigne à l’École supérieure
de théâtre de l’UQÀM. Il fait ainsi
partie du personnel enseignant d’un nouveau programme
d’études supérieures consacré au
médium marionnette. Une bourse du Conseil des Arts
et des Lettres du Québec l’occupe présentement
à un travail de recherche sur l’objet, la vidéo
et l’écriture dramatique.
|
..............................................................

|
|
Le
cahier d’accompagnement en format PDF est disponible
sur demande
|
|
|
|
|

|
|